Dermatite séborrhéïque du cuir chevelu

Du nouveau sur le traitement de la dermatite séborrhéique.
Selon des témoignages de plus en plus nombreux, et notamment pour les cas les plus désespérés pour lesquels les traitements habituels n’ont rien fait, certains ont trouvé la solution avec le produit Cicalfate de Avène. Ce produit contient des sels de cuivre, du zinc et du sulfarate. Il s’agit d’un soin réparateur et antibactérien en cas d’irritations cutanées. Nous vous invitons à réagir sur cet article si vous-même avez utilisé ce produit et si les résultats sont significatifs. En vous remerciant d’avance de votre participation.

La dermatite séborrhéïque est une dermatose chronique assez fréquente (prévalence 1 à 3p. 100 en France).
Le sébum ne joue probablement qu’un rôle accessoire, favorisant la prolifération d’une levure lipophile de la peau, le Malassezia furfur. C’est une levure saprophyte du revêtement cutané humain. La levure colonise la peau dès le 15ème jour de la vie. Elle est particulièrement abondante dans les zones riches en glandes sébacées (thorax, visage, cuir chevelu). Elle est absente des paumes et des plantes. Sur la peau normale, elle est retrouvée en faible quantité, sous sa forme levure (ronde ou ovale). On trouve rarement des filaments (5 %). Sous l’influence de divers facteurs, la levure devient pathogène et prend le plus souvent une morphologie filamenteuse. Il peut s’agir de facteurs climatiques ( chaleur, humidité ), de facteurs hormonaux ( grossesse, hypercorticisme ), de diminution de l’immunité cellulaire.
La dermatite séborrhéique du cuir chevelu fait partie des pathologies mycosiques, affections du cuir chevelu entraînant pellicules et perte de cheveux. Les traitements thérapeutiques de la dermatite séborrhéique s’attaquent à différentes cibles stratégiques. Il s’agit en premier lieu d’intervenir sur la réduction de la colonisation de la peau par les levures du genre Malassezia, de lutter contre l’inflammation et de procéder au nettoyage éventuel du sébum résiduel dans les sites préférentiels de la maladie. Dans les formes peu inflammatoires, un traitement local non corticoïde peut être efficace :
- Kétoconazole gel moussant (à 2%) pouvant traiter à la fois le cuir chevelu et le visage ou en crème dans les formes localisées uniquement au visage ;
- Ciclopiroxolamine, gluconate de lithium … Les mécanismes d’action du lithium dans le traitement de la dermite séborrhéique sont incomplètement connus. Le lithium présenterait une action antifongique sur Malassezia furfur, qui serait liée à l’inhibition par le lithium de la production d’acides gras libres à partir des phospholipides membranaires.Le lithium posséderait également une activité anti-inflammatoire en diminuant la production des leucotriènes et des prostaglandines par blocage des acides gras libres, notamment l’acide arachidonique.Le traitement de la phase d’attaque dure environ 2 à 4 semaines, période au-delà de laquelle une réduction de posologie de 50 p. 100 est souvent possible. Toutefois, l’arrêt de tout traitement s’accompagne, à plus ou moins long terme, d’une rechute quasi constante. Il peut y avoir une poussée initiale et/ou une mauvaise tolérance des antifongiques en début de traitement. La prescription d’un corticoïde topique avec les précautions d’usage, pendant quelques jours, peut être utile. Le traitement des formes plus inflammatoires repose sur l’utilisation première des corticoïdes locaux (de niveau II ou III) avec en relais un traitement non corticoïde, alors mieux toléré et plus efficace. D’autres traitements ont pu être proposés comme par exemple le peroxyde de benzoyle en gel ou en lotion à 5 p. 100, à appliquer 2 fois par semaine.









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