Soin et lavage des cheveux
Le lavage des cheveux est le passage indispensable en matière d’hygiène. Hommes, femmes, enfants, tout le monde a besoin d’y passer. Aussi, les shampooings sont-ils les produits de beauté les plus vendus. A ces soins de première nécessité, s’ajoutent de nombreux soins complémentaires qui s’adressaient surtout aux femmes mais qui séduisent de plus en plus d’homme.
Les shampooings
Le premier rôle du shampooing est de débarrasser les cheveux et le cuir chevelu du sébum, des poussières et de toutes autres traces dues notamment aux produits de coiffage. Mais en fonction de notre type de cheveu, nous pouvons attendre bien plus. Nous voulons qu’il rende nos cheveux doux et brillant, volumineux… Ainsi, outre le fait de laver, nous exigeons qu’il soigne et démêle la chevelure.
Composition des shampooings
Les shampooings sont principalement constitués d’eau (65 à 70 %), de tensioactifs (20 %), d’épaississants (5 %), d’huiles parfumées, de colorants, de conservateurs et divers agents actifs.
Plusieurs tensioactifs peuvent être mélangés. Ceux-ci sont utilisés pour disperser les corps gras dans l’eau. Ils constituent en quelque sorte le principe actif des agents lavants. On distingue des formules de shampooing anioniques (type sulfonates, lipoaminoacides, sulfates) et non ioniques. Elles font intervenir des composés aux propriétés détergentes, doux et non irritants, et favorisent la formation d’un film entre le cheveu et l’eau.
L’eau associée à un agent tensioactif détache les graisses adsorbées sur la surface du cheveu. Les corps gras, sous forme d’amas, se retrouvent en suspension dans l’eau. L’effet moussant assure une plus grande dispersion des salissures donc une meilleure détergence. L’élimination des corps gras de la chevelure par un shampooing n’est jamais complète. On considère que 40 à 60% des lipides peuvent être éliminés en une opération de lavage et il faut plusieurs lavages répétés pour atteindre 80%.
A savoir :
La composition des gels-douche est très proche de celle des shampooings et peuvent donc être employés comme tels.
La mousse, une qualité psychologique indispensable
Les consommateurs sont très attachés à la mousse, symbole d’efficacité. Pourtant, un shampooing qui mousse ne lave pas forcément mieux qu’un autre. K.-P. Wittern de Beiersdorf explique que : « La formation de mousse est signe qu’il n’y a plus rien et qu’il ne reste plus au tensioactifs qu’à faire des bulles. Mais le consommateur, lui, est persuadé qu’un shampooing qui ne mousse pas ne lave pas bien, et il est très difficile de lui enlever cette idée de la tête. »
Il faudrait donc préférer les tensioactifs doux, qui moussent peu, aux durs. Pour cela, il faut absolument se débarrasser de nos a priori.
Le rôle de la publicité
Ce qui rapporte le plus d’argent ce sont les formules-soins composés des divers actifs : vitamines, huiles naturelles, fruits. Et avec la mode du bio, pratiquement tous les shampooings se disent doux et naturels. On prétend qu’une quantité infime d’huile d’amande douce ou de protéines de soie peut rendre les cheveux doux et soyeux. Or seule la nature des tensioactifs employés fait la différence.
Sources :
CNRS, Dossier Sagasciences Chimie et beaute http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doschim/accueil.html
STIENS, Rita, La Vérité sur les cosmétiques, Paris, Leduc.S, 2008









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